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Date de création : 25.04.2013
Dernière mise à jour : 11.11.2013
35articles


ATTAQUER LE MAL PAR LA RACINE

Publié le 11/11/2013 à 19:48 par komornews Tags : monde bonne société fond nuit
ATTAQUER LE MAL PAR LA RACINE

A l’occasion de l’AID ELKABIR, lors de la réception coutumière au palais présidentiel de Beit-salam, Son Excellence Docteur IKILILOU est judicieusement sorti des sentiers battus en rompant d’avec la cacophonie d’usage en pareilles circonstances. Encore une fois, Le Président de la République a brandi tout haut le flambeau caractérisé par son pragmatisme et sa bonne foi - sa marque de fabrique- en touchant du doigt le fond de la plaie cancérigène qui gangrène les Comores depuis la nuit des temps : IMPARTIALE DE LA JUSTICE .

C’est un bien grand mot doté de plusieurs ramifications, mais qui demeure, sans aucun doute,  la clé de la porte principale vers le développement socio-économique.

La plaie devient de plus en plus nauséabonde, la pue qui en sort porte un nom : CORRUPTION. Cette corruption active comme passive est omniprésente, instaurée, cautionnée et entretenue par les pouvoirs successifs, au grand mépris de la population comorienne. Son principal gage est l’IMPUNITE qui doit son essor au fait qu’elle constitue l’abri des caciques du monde politique et économique de notre pays. Nul doute que c’est  l’origine de toutes nos misères.

Promouvoir une vraie  Justice reste, à fortiori, la pierre angulaire en vue d’éradiquer, à jamais, ce fléau.

Le problème peut, par son évidence, sa gravité et sa pertinence, servir à des effets d’annonce complètement imprégnés d’une hypocrisie politique ou d’un instrument de propagande, ou au contraire de volonté historique.

Certes, la tâche est on ne peut plus rude mais la fin s’annonce tellement radieuse pour justifier le déploiement de tous les moyens.

Un éminent penseur disait : « On ne peut changer les idées sans changer les hommes ». Pour ce, Son Excellence le Docteur IKILILOU se doit de purifier son peloton et de regrouper ses rangs. Selon le même principe, assainir les rangs de toute la magistrature en le nettoyant de toutes les flagrantes impuretés. 

Pour une JUSTICE AUTONOME ET IMPARTIALE, la délimitation des compétences et donc le respect des prérogatives entre LA COUTUME, LA RELIGION et LA JUSTICE, mérite des éclaircissements, afin d’éviter les interférences, les improvisations et les influences qui fragilisent la PRONONCIATION et l’APPLICATION des PEINES.

La politique n’est pas en reste dans ce qu’il convient d’appeler LA SEPARATION DES POUVOIRS et il est écœurant d’entendre dire qu’une personne est capable de bafouer ou d’intercéder abusivement sur  toutes les décisions de justice par le seul fait qu’il bénéficie du soutien d ’ « en haut ».

Les POLITIQUES dans les ministères, LES IMAMS dans les mosquées, les cadis dans leurs bureaux, LES NOTABLES dans les bangwés, pour laisser LES JUGES, LES AVOCATS, et LES JUSTICIABLES fréquenter le palais de justice. Ceci est un préalable incontournable.

Pour les langues crochues, c’est un signe de faiblesse de ne pas avoir déroulé d’entrée la feuille de route avec les mesures phares illustratifs de son honorable volonté, mais pour les plus avertis c’est la formule la plus sage équivalente à la « grandiosité » de la mesure.

La balle est ainsi dans le camp de tous les partenaires sociaux et aucune contribution dans les délais impartis n’est négligeable.

Nul besoin de rappeler que des moyens logistiques suffisants et une meilleure position stratégique n’assurent pas la victoire, sans une armée d’hommes de foi.

Afin d’escompter victoire, Son Excellence Le Docteur IKILILOU, doit oser rompre avec le phénomène de cour qui paralyse l’action de son gouvernement et respecter sans états d’âme une nette ligne de démarcation qui le débarrassera des dangereux infiltrés qui nuisent à sa bonne foi.

Dans un pays ou toutes les institutions conformes aux standards internationaux sont en place, le bon fonctionnement de la justice de meure de facto la seule main capable de dénouer leur flagrante bâillonnement

Il faut comprendre, toutefois, la panique qui habitent tous ceux qui, rongé par leur culpabilité jamais élucidée, craignent que la justice les rattrape. Ceux-ci useront de toute la force de leur malice pour étouffer dans l’œuf l’avènement d’une volonté qui leur est catastrophique.

La population comorienne ose espérer que Le Magistrat Suprême ne se laissera pas duper aucunement pour se détourner de sa mission et lui renouvelle son soutien pour le non-anéantissement de la société comorienne.

 Idi MOUZAOIR AHAMED

 

Un congrès pour corriger une anomalie constitutionnelle

Publié le 23/09/2013 à 11:47 par komornews Tags : monde roman cadre

Inutile de rappeler que la constitution est la norme suprême de notre pays, que les décisions de la Cour constitutionnelle sont insusceptibles de recours devant une juridiction nationale. C’est une évidence.

Pour autant, la constitution, comme la décision de la cour, ce ne sont pas le Coran- pour utiliser un terme bien connu. La constitution, contrairement aux œuvres divines, peut donc comporter des incohérences ou des anomalies provoquées par l’erreur humaine. D’où la possibilité d’une révision toujours prévue dans cette catégorie de norme placée au-dessus de la hiérarchie. En ce qui concerne la jurisprudence de la cour, la porte d’un revirement n’a jamais été close.

Et bien, le dernier arrêt de la cour constitutionnelle fait apparaitre l’une des anomalies de la loiréférendaire de mai 2009. Se basant sur les articles 7-2 et 20 de la constitution, elle déclare la fin du mandat des députés actuels en avril 2014 et celui des conseillers des îles autonomes en décembre 2014, pourtant tous élus au mois de décembre 2009 dans le cadre de l’harmonisation des élections- l’un des principaux objectifs de la révision constitutionnelle de mai 2009 par voie de référendum.

Je crois que l’application stricto sensu de cette décision par le gouvernement n’est pas sans risque : d’abord, elle ouvrirait la voie à un retour aux échéances électorales fréquentes en commençant par deux élections dès 2014 ; ensuite elle obligerait l’Etat à dépenser plus qu’il en a dans ses caisses : près d’un milliard pour chacune de ces élections.

Soulignons que l’argent de la citoyenneté économique dont tout le monde parle aujourd’hui pour financer les élections n’est pas une ressource permanente.

Il faut également rappeler que selon l’article 20 de la dite constitution, l’Assemblée nationale est composée de trente trois (33) députés dont neuf (9) issus des conseils des îles. Ce qui veut dire que l’on ne peut pas avoir une représentation nationale complète, si l’harmonisation voulue dès 2009 par les autorités de l’époque dont le chef de l’Etat et les vice-présidents actuels n’est pas respectée.

Voila pourquoi, j’estime que l’organisation d’un congrès des parlementaires est nécessaire de façon urgente, afin de corriger cette anomalie constitutionnelle et certaines autres repérées ces dernières années. L’idée principale serait de ramener les deux élections à la même date, soit au mois d’avril 2014 en écourtant de 8 mois le mandat des conseillers des îles, soit au mois de décembre 2014 en prolongeant de 8 mois celui des députés.

Ce serait une solution de bon sens au regard des difficultés financières de notre pays et du désir ardent de consolider notre processus démocratique dans la cohérence.

ALI MMADI

Gestion des finances publiques : la nécessité d’une réforme

Publié le 04/09/2013 à 12:46 par komornews

A l’approche de la session budgétaire, il serait intéressant que nos parlementaires se penchent sur une problématique majeure : la gestion des finances publiques.

Beaucoup de nos compatriotes, ayant eu à traiter avec l’administration comorienne en tant que partenaires directs ou indirects, ont pu constater la lourdeur et le laxisme de celle-ci dans l’engagement et le paiement de ses dépenses.

Ce laxisme vient du fait que l’administration qui engage la dépense, notamment s’il s’agit d’une dépense d’investissement, n’est pas celle qui paie. Que ce soit au niveau de l’Union ou à l’échelle des îles autonomes, c’est toujours le Trésor public qui paie sur un chapitre appelé « charges communes». A partir de là, tous les excès sont permis. Plusieurs dépenses sont engagées à l’aveuglette et parfois le fournisseur surfacture étant persuadé que l’administration ne va jamais vérifier la sincérité. Par exemple, un ordinateur qu’un particulier achèterait à 250 000 francs sur le marché sera proposé à l’administration au prix de 350 000 francs. Et il sera payé ainsi. 

Quant à la lourdeur, elle apparait au moment du paiement. Car il ne suffit pas d’avoir un titre de créance pour pouvoir être payé, il faut aussi avoir les bras longs, être en bon terme avec le régime en place ou accepter de payer des pots-de-vin. Très souvent il faut obtenir au préalable plusieurs interventions de personnalités mieux placées. C’est la raison pour laquelle certains fournisseurs de l’administration ou prestataires de services ont des créances impayées datant jusqu’au régime Azali. Même pour le fonctionnement des services de l’administration, les DAF ont du mal à décaisser les dotations accordées par le budget.

Tout ce système embrouillant rend l’administration comorienne inactive dans tous ses échelles et entraine l’Etat dans une dilapidation de l’argent du contribuable. Il serait donc judicieux de procéder à une répartition effective du budget pour que chaque administration dispose dans un compte domicilié à la Banque centrale ou à la SNPSF tous les fonds destinés à son fonctionnement et à ses investissements tels qu’ils seront définis dans le budget général.Même si les virements se font au fur et à mesure des rentrées des recettes budgétaires. 

Cela permettrait aux différents services administratifs de fonctionner normalement et obligerait chaque responsable d’administration à agir en âme et conscience et en bon père de famille sachant qu’au bout de l’exercice budgétaire la Cour de compte ou une commission parlementaire viendra éplucher ses comptes et lui donner quitus en cas de gestion exacte et régulière.  

 

Ali Mmadi

Délégations spéciales

Publié le 27/08/2013 à 09:32 par komornews Tags : roman moi
Délégations spéciales

Délégations spéciales : le ministre de l’Intérieur rassure les autorités de Ngazidja

Au cours d’une visite de courtoisie effectuée, ce lundi, par le commissaire à la Sécurité intérieure de Ngazidja, Raoul Delapeyre, au ministre de l’Intérieur, Housseine Hassan Ibrahim (Jeannot), ce dernier a tenu à rassurer les autorités de l’île que le gouvernement de l’Union « n’a jamais eu l’intention de mettre en veilleuse les délégations spéciales », comme cela a été indiqué dans la presse la semaine dernière.

Le nouveau ministre de l’Intérieur a regretté l’interprétation erronée faite dans la presse locale à partir du procès verbal du conseil des ministres. « Rassurez-vous que l’esprit n’a jamais été de remettre en cause les délégations spéciales », a déclaré le ministre. Pour le gouvernement de l’Union, « ceux qui sont déjà installées ne posent aucun souci, nous ferons tout pour les consolider puisque nous les considérons comme acquises », a-t-il affirmé avant d’ajouter que « là où il y a des difficultés, nous devons s’assoir ensemble pour trouver les voies et les moyens de les mettre en place sans provoquer des tiraillements au sein des communautés. Voilà l’esprit du gouvernement», a tranché le successeur de Hamada Abdallah.

Au tout début de la rencontre, Raoul Delapeyre a exprimé la volonté et la disponibilité des autorités de Ngazidja à travailler main dans la main avec le nouveau ministre de l’Intérieur dans l’intérêt du pays et de Ngazidja en particulier. Dans les domaines qui touchent précisément les deux autorités, à savoir la sécurité intérieure, la décentralisation et l’information, le commissaire a promis de tout faire pour que l’exercice de ces responsabilités se poursuive dans les meilleures conditions. « J’espère que nos relations fraternelles très anciennes vont beaucoup contribuer à cela », a-t-il insisté avant de rappeler que « malgré les polémiques que l’on entend ici et là, nous sommes dans le même positionnement politique [les deux autorités sont issus du mouvement Orange, ndlr], cela devrait nous conduire à exercer nos responsabilités dans le respect mutuel et l’harmonie ».

Même son de cloche pour le ministre de l’Intérieur qui a salué l’initiative de la visite. « Oui il y a beaucoup de choses qui nous unissent, et pour moi ce sont des atouts », a répondu l’ancien Trésorier payeur général.

« Dans nos responsabilités respectives, nous avons hérité d’un climat d’entente entre l’Union et l’île de Ngazidja plus particulièrement ; nous sommes nommés par des autorités [Ikililou Dhoinine et Mouigni Baraka, ndlr] qui n’ont aucun problème de travailler ensemble, et bien nous devons traduire ce même climat dans nos actions », a poursuivi Housseine Hassan Ibrahim avant de conclure qu’il n’a « aucun doute en termes de volonté et de perspicacité politique au niveau des autorités de Ngazidja ».

 

Ali Mmadi

 

Et si le régime boostait sa communication ?

Publié le 21/08/2013 à 15:08 par komornews Tags : monde bonne roman société livre danse

Tout le monde livre le même constat à propos du régime du président ikililou Dhoinine : la communication, qui était le point fort du mandat de son prédécesseur, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, fait gravement défaut. Même au sein du gouvernement, cette défaillance est avouée. Et pourtant, deux ans après, aucun effort n’est déployé pour tenter d’aboutir à une amélioration. Comme s’il s’agissait d’un souci moindre ou d’une fatalité.

Dénigrement du régime par les révélations d’affaires- fondées ou non fondées-, impopularité de plusieurs autorités, faiblesse de l’impact de la politique du gouvernement sur l’opinion, voilà parmi les signes d’une communication gouvernementale en panne.

L’arrivée d’une nouvelle équipe ne semble pas apporter une nouvelle aire. Depuis bientôt un mois, on n’entend rien, on ne voit rien comme si tout est arrêté dans l’appareil étatique. Même durant la semaine des passations, c’est la grogne du vice-président Fouad Mohadji qui avait capté l’opinion.

Hésitant, le nouveau gouvernement semble incapable de cristalliser les ambitions et attirer vers lui un capital sympathique. Et par conséquent, l’opposition a pris le dessus, mène la danse et réussit à acculer le pouvoir. Sur la toile, où des milliers des Comoriens de la diaspora s’informent régulièrement, ce sont les sites et blogs de l’opposition qui deviennent les principales sources d’information malgré un amateurisme avéré et une volonté de déstabilisation du régime notoirement affichée.

C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat et le gouvernement doivent très vite réagir pour éviter un effondrement du régime. Car sans forcer d’objectivité, les deux années de gouvernance du président Ikililou n’ont pas été médiocres. Le bilan n’est pas aussi négatif que l’on essaie de le caricaturer.

Certes, tout n’est pas parfait, des efforts sont plus que jamais nécessaires, mais bien des actions ont été réalisées, des projets de grande envergure sont en cours, la bonne gouvernance se met en place petit à petit.  Bref, le bilan à mi-mandat du président Ikililou est globalement positif. Il mérite d’être défendu.   

D’où la nécessité d’organiser assez rapidement une stratégie de communication autour des actions et des projets du gouvernement, seul moyens de pouvoir capter l’opinion. Le marketing politique est indispensable dans le monde actuel où les signes sont aussi importants que le sens.  

Le gouvernement doit comprendre qu'il est en campagne permanente, il doit communiquer tout le temps, mais aussi savoir ne rien dire pendant des situations compliquées, comme le relèvent certains spécialistes de la communication politiques. Et cela passe par une ouverture et un échange avec la société.

Ali Mmadi 

 

Orange-gouverneur Mouigni

Publié le 15/08/2013 à 13:47 par komornews Tags : roman article amis société annonce divers

Le député Abdoulfatah porte l’étendard de toute fracture du mouvement Orange

Encore une fois le député Abdoulfatah plonge dans l’exagération. Dans un article paru mardi 13 août dans le journal La Gazette, le député de Moroni nord a tenu, comme à son habitude, des propos indignes envers le gouverneur de l’île autonome de Ngazidja.

Mais s’agissant de lui, rien n’est étonnant. Car cela fait plusieurs mois que le député s’agite dans tous les sens, tire sur tout ce qui bouge en voulant se faire passer pour le défenseur du peuple comorien et le champion de la lutte contre la corruption en Union des Comores. Aujourd’hui, c’est en défenseur d’un mouvement Orange, selon lui, trahi et persécuté par le gouverneur Mouigni Baraka.

En réalité c’est le député Abdoulfatah qui porte l’étendard de toute fracture éventuelle du mouvement Orange. Et par conséquent, il sera l’un des principaux responsables de la division qu’il annonce lui-même.

Accuser le gouverneur de ne pas avoir tenu compte de la proposition du mouvement Orange est une aberration. Dans le nouvel exécutif de l’île, on compte au moins trois commissaires Orange : le commissaire à la Production, le commissaire à la Fonction publique et le commissaire à l’Environnement. L’argument selon laquelle, on exige le commissariat aux Finances ou rien ne correspond pas aux règles républicaines. Le gouverneur élu au suffrage universel est en droit de refuser toute injonction, surtout lorsqu’elle ne répond pas à l’intérêt général.

Accuser le gouverneur d’être «  hostile » à l’égard de la capitale relève d’un manque de reconnaissance. Pour la deuxième fois consécutive, le gouverneur nomme un commissaire issu de la capitale après avoir proposé la nomination d’un nouveau ministre moronien au gouvernement de l’Union sans parler de tout le reste.

Enfin, accuser le gouverneur de gouverner seulement avec ses amis témoigne d’un lot de mauvaise foi. Avant de nommer le nouveau gouvernement insulaire, le gouverneur Mouigni Baraka a pris le temps de l’écoute des partis politiques de la mouvance et de la concertation avec less différentes coordinations régionales du mouvement Orange. C’est ainsi qu’au sein de l’exécutif mis en place on trouve des représentants des partis politiques et des personnalités de la société civile. Et cette ouverture ne se limite pas aux postes de commissaires. Plusieurs directions et autres structures importantes de l’île sont dirigées par des personnalités issues de divers horizons.

C’est pourquoi nous demandons à la population de l’île de ne pas se laisser bernée par un esprit qui s’éloigne de la réalité. Le gouverneur actuel de Ngazidja veille à l’équilibre de nos institutions par rapport aux forces vives de la nation et au respect des droits de tout un chacun. 

 

ALI MMADI

Directeur général de la communication de Ngazidja

 

Les notables appellent les autorités à plus d’efforts

Publié le 09/08/2013 à 18:22 par komornews Tags : vie

A l’occasion de la cérémonie de présentation par le gouverneur Mouigni Baraka Said Soilihi des vœux de l’Aîde El-fitre, organisée, vendredi après-midi, au palais de Mrdjou, les notables de Ngazidja par la voix d’Ismailla Aboudou ont appelé les autorités de nationales et insulaires à déployer encore plus d’efforts pour améliorer la vie des Comoriens. La justice, les routes, le transport aérien, la situation des hôpitaux publics…, le représentant des notables de Ngazidja n’a pas caché son amertume face à la situation actuelle du pays tout en reconnaissant les « efforts déployés » par le régime en place depuis 2011.

« Monsieur le gouverneur, rapportez au chef de l’Etat que la situation actuelle de nos routes est préoccupante ; que notre Justice ne répond pas aux préoccupations du peuple ; que nous avons besoin d’un avion pour assurer notre Hadj et notre liaison avec la diaspora ; que nous nous voulons en finir avec les évacuations sanitaires massives vers les pays voisins », s’est ainsi exprimé le notable devant une assistance qui acquiesçait. Et Ismailla Abdoudou d’avancer : « je le ditsà haute voix pour que la population comprenne que nous n’avons aucune crainte de dire la vérité à nos autorités ».

La cérémonie officielle de vœux de l’Aîde a été honorée par la présence des nouveaux ministres de l’Intérieur et des Relations extérieures, du président de l’Assemblée nationale, du chef de l’état-major, ainsi que celle de plusieurs autorités administratives nationales et insulaires.    

 

Suspension de salaire pour sept magistrats

Publié le 02/08/2013 à 13:46 par komornews Tags : travail

Le salaire de sept magistrats du tribunal de Moroni serait suspendu depuis le 3 juillet 2013 par le secrétaire général du ministère de la Justice. Selon une source proche de la Justice, ces magistrats sont accusés d’abandon de poste après avoir observé un arrêt de travail temporaire au mois de février dernier en vue de contester contre les libérations abusives de détenus par le Parquet. 

Or selon nos informations, ces magistrats se présentent chaque jour au palais de justice pour reprendre leurs fonctions, mais les chefs des juridictions refusent de leur confier du travail tant qu’ils ne présenteraient pas des excuses au Parquet général.

Tout cela démontre à quel point le climat est délétère au sein de l’appareil judiciaire de notre pays. Et cela donne raison aux justiciables quand ils n’accordent pas la moindre confiance en la justice.  

 

Recrutement des avocats: un ex-candidat en colère

Publié le 02/08/2013 à 12:08 par komornews Tags : moi monde bonne amis roman
Recrutement des avocats: un ex-candidat en colère

Contrairement aux apparences, il ne suffit pas d’être intelligent, d’avoir la volonté de réussir ou un libre arbitre qui vous pousse, il faut en même temps avoir des connaissances bien placées, et surtout une échine qui se courbe facilement.

Voilà, hélas, la réalité de notre pays. L’examen d’aptitude au stage pour la profession d’avocat organisé récemment par le ministère de la Justice m’a permis de découvrir cette triste réalité. Et pourtant quand un jour du mois d’avril je tombe sur l’appel à candidature dans la presse locale, j’avais cru que les choses étaient en train de changer. Pour la première fois, un examen professionnel d’Etat n’est pas organisé en catimini, et surtout j’étais réconforté en me disant qu’enfin le barreau va entamer sa petite révolution indispensable.

J’ai tout de suite décidé de candidater et d’inciter certains collègues de faire de même. Ces derniers ne l’auront pas regretté. Quand l’ordre des avocats par la voix de Me Mahamoud - qui n’a jamais été démenti- voulait s’opposer à l’élargissement de la liste des candidats, j’ai pris une position publique en tant que citoyen pour défendre l’initiative du gouvernement et dénoncer « l’incompréhensible contestation de l’Ordre » (Alwatwan du 3 juin 2013).

La confiance était de mise lorsque j’avais observé que le ministère de la Justice par le biais du directeur des Affaires judiciaires, avait associé l’Université des Comores dans l’organisation de l’examen.

Toutefois, mon inquiétude a soudainement apparu lorsque je constate avec consternation que la liste des candidats est passée de 31 à 37 inscrits, du dernier jour des dépôts à la date de l’affichage des listes. A certains amis, j’avais fait remarquer que les choses commençaient très mal.

Cette inquiétude est renforcée quand j’ai découvert, trois jours après, la composition du jury : trois avocats et un magistrat. Pourquoi confier une telle charge à des gens qui se sont déjà montrés réticents, voire hostiles à l’organisation de cet examen ? L’Ordre des avocats contre lequel j’avais pris une position publique devient juge et partie.

Ma position personnelle s’est donc fragilisée, mais j’avais confiance en moi, en mes capacités intellectuelles et en la maitrise que je prétends avoir sur les questions juridiques. D’ailleurs, à la fin des épreuves, j’avais le sentiment d’avoir accompli ma mission et d’être presque à deux doigts de mon objectif.

Deux jours avant l’affichage des résultats, j’avais pressenti que quelque chose n’allait pas au sein du jury qui peinait à délibérer. Ce qui devait être automatique et facile à faire devenait curieusement compliqué. Qu’est ce qui se manigançait ? Je n’en sais rien. En tout cas le jour de l’affichage, quelques minutes avant, un ami candidat partageait mon inquiétude en me confirmant que des candidats lui auraient confié la veille qu’ils étaient admis. D’autre avaient cette même certitude avant l’examen.

Tout cela me tourmentait, pas à cause de mon sort personnel, mais de l’injustice qui s’organisait et de la crédibilité de la profession qui risque d’être entachée.

Du coup, l’affichage des résultats a confirmé ce que je craignais. Parmi les meilleurs candidats sont recalés alors que certains dont le niveau laisse à désirer sont déclarés admis.

Depuis, je mène un combat pour que je puisse consulter mes copies, en vain. Ni le CUFOP, organisateur technique de l’examen, ni la Direction des Affaires judiciaires- qui s’est malheureusement affaiblie en laissant le contrôle de l’examen lui échapper- ni l’Ordre des avocats n’ont pas daigné donner suite à mes courriers.

Voilà les raisons de ma colère. Pas contre mes collègues qui ont eu la chance d’être retenus, à raison ou à tort, mais contre une organisation que j’estime peu sérieuse de l’examen et un jury qui, à mon avis, a été tout sauf impartial. Nous sommes dans un petit pays où tout le monde se côtoie, se connaît et où la trajectoire de chacun, les forces et les faiblesses ne sont pas dissimulables.    

Je voudrais ainsi conclure en souhaitant bonne chance pour la suite à tous ces futurs avocats. Pour nous, les autres, le combat continue. Et je reprendrai laformule de Nietzsche pour dire tout bonnement que « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort?».

 

ALI MMADI

 

Législatives de 2014 : halte aux velléités !

Publié le 26/07/2013 à 07:40 par komornews Tags : monde article roman soi

Dans un article paru la semaine dernière dans le journal La Gazette, on apprend que des élus de l’Assemblée nationales seraient à la manœuvre pour tenter de persuader Beit-Salam de la nécessité de reporter à deux ans les élections législatives. En fait, ils aimeraient les repousser en décembre 2016 au lieu de décembre 2014, fin de la législature en cours.

Les parlementaires avancent deux arguments majeurs et convaincants à leurs yeux : d’une part, la nécessité d’harmoniser toutes les élections aux Comores, et d’autre part, la difficulté pour l’Etat d’obtenir le financement de ces élections législatives. L’idée serait également reprise par certains mouvements ou partis de la mouvance présidentielle pris par la fureur de voir leur échapper quelques sièges du palais de Hamramba.

L’harmonisation ne doit pas être une fin en soi

Et bien, à tous les porteurs de cette velléité je dis halte ! Il ne serait pas judicieux d’engager le chef de l’Etat et tout le pays dans une pente aussi glissante. Car une telle réforme, non seulement n’apporterait rien à notre système institutionnel, mais surtout elle générerait une vague de positions antithétiques à un moment où le pays a plus besoin de cohésion.

L’harmonisation ne doit pas être une fin en soi ni un objectif politicien. Pourquoi vouloir ramener les élections législatives au même jour que les présidentielles dans un régime qui est tout sauf parlementaire ? Il me semble que ces élections intermédiaires présentent un intérêt majeur, à la fois politique et démocratique dans un système comme le nôtre qui se présidentialise au fil des années au grand dam des dispositions constitutionnelles.

Maintenir des élections législatives trois ans après les présidentielles garantit un certain équilibre politique et exige du président de la République une vigilance absolue pour préserver les siens d’un revers électoral qui serait interprété, à juste titre, comme un désaveu vis-à-vis de son action. Enfin pourquoi voudrait-on enlever des élections législatives toute sa grandeur, et par conséquent faire de l’Assemblée nationale l’appendice direct du pouvoir exécutif.

Ceux qui prétendent être les thuriféraires de la démocratie aux Comores ont le devoir de défendre le maintien de ces élections intermédiaires suivant le calendrier constitutionnel. Et ils devraient aussi œuvrer pour que les municipales y soient accouplées. Les Comores ne doivent pas être le seul pays au monde où, sous prétexte d’harmonisation ou de difficultés financières, toutes les élections doivent avoir lieu le même jour. Ce serait un raccourci absurde de croire que l’harmonisation de toutes les institutions améliorerait d’un iota les affaires du pays. Au contraire, elle emprisonnerait la démocratie en donnant un chèque en blanc pour une période de cinq ans à des présidents dont le mandat est pratiquement non renouvelable, selon la règle de la tournante.

Les Comores n’ont pas un seul partenaire

Pour ce qui est de la question du financement des élections. Que je sache, les Comores n’ont pas un seul partenaire pour les opérations électorales. Ce n’est donc pas un drame si l’un de nos partenaires ne souhaite pas financer ces élections ou n’est pas en mesure de le faire. Le pays a le devoir de prévoir assez rapidement un autofinancement –au budget de 2014- et solliciter l’implication d’autres partenaires. Je ne crois pas que l’Union européenne ou la Coopération française abandonneraient les Comores dans ce processus de consolidation institutionnelle.

En tout état de cause, le chef de l’Etat doit trancher rapidement sur le sujet et éviter qu’un débat stérile et qui peut, plus tard, se révéler nocif s’installe. Faisons confiance à sa lucidité et à sa capacité à éluder l’engeance parfois cynique qui espère le pousser la faute au détriment de l’intérêt supérieur de la nation.

ALI MMADI

 


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